Type de membre

  • Régulier

Institution

  • Université Laval

Discipline(s)

  • Sociologie

Expertises

  • Consommation des ménages
  • Pratiques sociales
  • Pratiques alimentaires
  • Habitudes
  • Vie quotidienne
  • Suffisance

Biographie

Laurence Godin est professeure adjointe au Département des sciences de la consommation de l’Université Laval et membre régulière du Centre NUTRISS – Nutrition, santé et société. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sociologie de l’Université Laval et d’un doctorat en sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Ses intérêts de recherche se centrent autour de l’alimentation, des pratiques de consommation, de la consommation durable, de la vie quotidienne, des normes sociales et des inégalités. Par ses travaux, elle vise entre autres à développer une meilleure compréhension des pratiques de consommation et de ce qui permet de les transformer, de manière à soutenir une réduction de la consommation et la mise en place de modes de vie qui respectent les principes de suffisance, de durabilité environnementale et de justice sociale à grande échelle. Avant d’arriver à l’Université Laval, elle a notamment travaillé en Suisse, à l’Université de Lausanne et à l’Université de Genève, dans le cadre de deux projets qui concernent la consommation durable. Le premier, intitulé « Vers des régimes sains et durables en Suisse », adoptait une approche interdisciplinaire en mobilisant entre autres la sociologie, le génie environnemental et le génie de la santé pour identifier les possibilités pour une transition vers une alimentation plus saine et plus durable à l’échelle de la population. Le second projet, nommé ENERGISE et financé dans le cadre du programme HORIZON 2020, visait à réfléchir à la réduction de la consommation énergétique des ménages à l’aide de méthodes expérimentales et participatives de type Living Lab. Ses travaux actuels concernent l’alimentation végétarienne et les protéines alternatives, les inégalités sociales dans l’alimentation, ainsi que le rapport aux objets dans la vie quotidienne dans une optique de réduction de la consommation et de durabilité

Axe.s de recherche affilié.s

Changement et transition

Optimisation de la planification

Maximisation des ressources et des produits

Leviers politiques

Projet.s financé.s par le RRECQ

La deuxième vie des choses : une étude sociologique du processus de réappropriation des objets désuets

Description

Ce projet de recherche s’inscrit dans la littérature sur la consommation durable, le rapport aux objets et la vie quotidienne. Il vise à explorer comment les objets du quotidien (vêtements, ordinateurs, meubles, livres, décorations, etc.) gagnent une « deuxième vie » après être tombés en désuétude.

Il comporte trois objectifs :

  1. Comprendre le processus par lequel les objets tombent en désuétude et sont réappropriés, en lien entre autres avec la dimension symbolique, la culture et les normes sociales, les espaces dans lesquels ils circulent et les acteurs qui y sont impliqués, ainsi que le contexte social plus large incluant les institutions et la régulation.
  2. Identifier des leviers pour transformer les pratiques de consommation, allonger la durée de vie des objets et réduire la consommation de ressources matérielles.
  3. Formuler des recommandations pour favoriser différentes formes d’optimisation dans l’utilisation des objets du quotidien et arrimer les préoccupations autour de la consommation durable à la recherche sur l’économie circulaire.

Une enquête ethnographique sera menée dans différents espaces où les objets sont réparés, vendus, échangés ou donnés (« Fab Labs », ventes de garage, annonces en ligne, boutiques, réparateurs, etc.), en suivant le parcours des objets eux-mêmes.

Thématiques

  • Consommation des ménages
  • Consommation durable
  • Objets désuets
  • Sobriété
  • Vie matérielle
  • Vie quotidienne
Le RRECQ est soutenu par les Fonds de recherche du Québec.
Fonds de recherche - Québec